Oiseaux modelés en céramique et feuille d'or, sur souche de chêne, 2025.

Cette œuvre explore la tension essentielle entre le sacré du vivant et la conscience de sa disparition. Ces oiseaux en céramiques couverts d'or et couchés sur le dos prennent la forme de petits gisants tombés du ciel. Entre oubli et célébration, ils sont lovés sur une souche anthropomorphe. En 1984 Edward O. Wilson développait la thèse de la biophilie et démontrait que les humains recherchaient irrémédiablement un lien avec la nature et d'autres formes de vie. Ici la création devient à la fois un geste de deuil et une tentative de résurrection, un acte de mémoire et l'aveu d'un abandon. Le vivant est sacralisé, figé et réifié et le corps est amputé, exposé, instrumentalisé. La plus pure et familière évocation de la nature - les oiseaux - deviennent des reliques contemporaines, des icônes funèbres d'un monde où le vivant survit dans la matière à travers sa mise en scène.
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