Grenade modelée en grès blanc lisse émaillé, étain, or et fil de soie rouge, pavé de pierre ; 28 x 14 x 17 cm ; 2025.
Grenade ouverte en céramique surmontée de piques en métal. 
De sa queue jaillissent des fils de soie, autant de veines, mémoires ou racines. Cette pièce explore les cycles de vie, de mort et de renaissance qui traversent simultanément le corps des femmes et le corps social. Je veux y évoquer les traumatismes hérités, leurs transmissions silencieuse et la violence structurelle du monde patriarcal. Fruit d'abondance, de fertilité mais aussi arme et reliquat la grenade est un organe monde, l'évocation d'une douleur, d'une rage qui pousse et de l'hybridation qui en résulte de la relation des femmes à leur corps, à leur luttes et sa répression. 
En nommant cette pièce d'après la déesse mésopotamienne Ishtar, premier récit de résurrection connu, que je relie ici originellement et symboliquement au dialogue entre violences structurelles et persistance de la transformation.

An open ceramic pomegranate topped with metal spikes.
From its stem burst silk threads—like veins, memories, or roots. This piece explores the cycles of life, death, and rebirth that simultaneously run through women’s bodies and the social body. I aim to evoke inherited traumas, their silent transmission, and the structural violence of the patriarchal world. Both a fruit of abundance and fertility, and a weapon or remnant, the pomegranate becomes a world-organ—an evocation of pain, of a growing rage, and of the hybridization that emerges from women’s relationship to their bodies, their struggles, and their repression.
By naming this piece after the Mesopotamian goddess Ishtar—associated with the earliest known narrative of resurrection—I connect it, both originally and symbolically, to the dialogue between structural violence and the persistence of transformation.
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